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07 März Ode à Zara et au shoppingJe ne vais jamais chez Zara en France pour plusieurs raisons:
1) c'est toujours blindé de monde,
2) il n'y a jamais ma taille (pas de stock, et le 36 part en 1er),
3) les vendeurs sont pas aimables.
Mais là, depuis que je sais qu'un Zara devait ouvrir sur Nanjing Lu à Shanghai, mon moral de shoppeuse en folie va beaucoup mieux
-la mode chinoise est... chinoise, autrement dit, faut aimer les mickeys, la dentelle sur le t-shirts et les paillettes sur les jeans,
-les Chinoises ne sont pas du tout foutues comme nous: petites, menues, pas de seins, pas de fesses, pas de hanches,
-du coup: y'a jamais notre taille et c'est mal coupé: je fais du 36-38 en France, ici j'ai acheté un pantalon de ski faisant du 42... Même les marques internationales se sont adaptées au marché, forcément.
-encore du coup: trouver des chaussures, c'est Mission Impossible, pas de pointures au dessus du 38 (je fais du 40). Bref, après quelques tentatives se soldant par des crises de nerfs, j'ai laissé tombé le shopping cette année
Tout ça pour dire que mes premiers pas chez Zara-Shanghai ce matin mardi 7 mars ont été un pur bonheur.
J'ai tout adoré: le fait de faire enfin ma taille habituelle (malgré mes +7kg), les fringues (même les bermudas), la musique de m..., le magasin, les vendeuses pas aimables, la file d'attente (concept inventé en Chine, le saviez-vous ?) aux cabines ET aux caisses, l'absence de 36 dans quasi tous les modèles que je voulais (comme de par hasard...).
Bon, ok, je n'ai acheté qu'un pantalon blanc, j'ai été très raisonnable, mais il faut que je me réhabitue au shopping. J'y retourne la semaine prochaine.
Merci Zara. En espérant que tu ne t'adaptes pas trop vite à la mode locale.
Pour info et pour les Françaises de Shanghai désespérées, le magasin est sur Nanjing Xi Lu, en face du Plaza 66, pas loin de Jiangning Lu je crois. Je vous redirai ça plus précisemment la semaine prochaine.
Bon, il faut pas déconner non plus, au bout de 6 mois ici je sais quand même qu'il y a certains magasins chinois très bien, surtout pour les hauts : changde lu, nanchang lu, xinle lu, etc, etc... Et c'est encore plus drôle d'y aller faire les boutiques avec mes deux coloc danois ultra-fashion.
Mais à part ça, je ne suis pas QUE blonde et superficielle, j'ai d'autres intérêts culturels: je suis même allée à un concert de violoncelle ce soir. Eh oui, parfaitement!
Sur ce, bonne nuit à tous, je file me coucher.
25 Februar Star SystemCa y est, vous êtes en train de lire le blog d'une future star. J'ai passé ma journée d'hier, vendredi 24 février (d'ailleurs personne ne m'a souhaité mes 21 ans et 5 mois, merci beaucoup), à faire la potiche blonde dans une pub pour une ceinture amincissante. Mais attention !!! Ce n'est pas n'importe quelle ceinture amincissante !! C'est Qian Mei Super Slimming Magic Belt !!! Trop facile à dire 15 fois devant une caméra...
A Shanghai, c'est assez facile de se faire caster pour des pub, de la figuration ou du mannequinat quand on est "wai guo ren" (étranger), et de préférence européen. J'en n'ai pas fait avant parce que ça prend souvent toute la journée et c'est pas forcément bien payé. Et, dans la plupart des cas, il faut savoir mettre son orgueil de côté... Mais je dois payer mes billets pour l'Australie mardi, et comme ce n'est pas gratuit, j'ai décidé de me lancer, surtout que ça peut être une expérience marrante. Hier, ma fierté est restée au placard et j'ai passé la journée en caleçon-soutif adidas avec une ceinture amincissante autour du ventre (ou du bras, ou de la jambe), à jouer Lily, la potiche blonde genre télé-achat. Le mec nous a dit qu'on serait payés 1000 kuai (environ 100€) pour 4h de tournage, ce qui me semblait être plus que bien payé ici. Sauf que, bien sûr, on n'a pas commencé à 6 mais à 7h du mat (sympa le réveil à 5h pour rien) et on n'a pas bossé 4 mais 8h, . Mais bon, j'ai réussi à négocier 1600 kuai (héhé$$) en faisant le coup de la star chieuse (trop bon). J'étais crevée et morte de froid mais ça m'a bien fait marrer avec Maik, celui qui jouait "Jack" (tous les étrangers s'appellent Lily et Jack ici, et non pas Brian).
Le clou du spectacle a été l'effet spécial consistant à mettre la ceinture autour d'un morceau de graisse de porc (miammiammiam), et de montrer que la ceinture faisait fondre la graisse en live. Alors 2 Chinoises se sont mis à faire bouger la viande à la main, et une autre était chargée d'injecter de la graisse avec une seringue pour que ca coule de l'autre côté... Elles ont dû s'y reprendre à 5 fois, avant de décider que ce serait plus simple qu'on s'imprègne les doigts de gras et qu'on fasse semblant de ramasser la graisse de la viande en faisant "Wouah, Jack, look!! It's really working!!".
Au bout de 3h de tournage, je ne pouvais plus blairer la metteur en scène
Finalement, c'était une journée bien instructive sur le tournage d'une pub: c'est le bordel, les dialogues sont pourris et on passe notre temps à attendre dans le froid. Vous me direz ce que vous pensez de la tenue violette avec laquelle ils l'ont fait défiler. Un grand moment de la mode chinoise.
Sur ce, je vous laisse, j'vais préparer notre soirée "Welcome back".
PS: un grand XIE XIE à Christy, sans qui pas de carrière possible...ou tout simplement sans qui la metteuse en scène aurait déjà fait un nervous breakdown à cause de nous... 21 Februar ErratumMon ex coloc Markus ne travaille pas pour Volkswagen, mais pour BMW, c'est pas du tout la même chose!!! J'ai dailli me faire tuer à distance...
(entre nous, ce sont 2 marques de voiture, 2 marques allemandes, pour moi c'est kifkif, mais je sais que j'insulte tous les amateurs de voitures de par le monde en disant ça...)
Au fait, soirée samedi prochain 25 février chez nous pour les Shanghaïens. 15 Februar Un appart à ShanghaiCa y est, je me suis réinstallée chez moi, j'ai mon piano, un nouveau portable, un nouveau four et un mixer, il est temps que je (re)fasse les présentations pour ceux qui n'auraient pas suivi.
Je suis à l'Université de Tongji depuis septembre 2005 et en novembre, je me suis mise en coloc avec Marie (qui était déjà à Louis-le-Grand, puis à Stan, puis à l'ESCP avec moi), Markus un Allemand et Simon un Danois. Markus a dû partir en février pour Shenyang, une ville paumée au Nord de Pékin, où la température moyenne en hiver est de -20°... Mais bon, il paraît que c'est un stage de ouf, au siège de Volkswagen Chine. Enfin quand même, la première chose qu'il nous a dit en arrivant, c'est qu'il survivrait: il y a un Macdo à Shenyang, miam.
Simon devait lui aussi repartir, mais il reste encore quelques mois pour finir une thèse qu'il fait en partenariat avec une entreprise danoise basée à Suzhou (en banlieue de Shanghai).
C'est Martin, un ami de Simon qui remplace Markus, et pour l'instant il a l'air plutôt sympa, il fait la vaisselle, passe l'aspirateur et s'y connaît en ordinateur, c'est parfait!!
On habite tous les 4 (ou plutôt 5 pour l'instant parce qu'une amie de Simon est Martin loge sur notre canap, le temps de trouver un appart) dans un grand appart, avec terrasse svp, et vue sur un chantier (vive Shanghai). On est juste au-dessus du Parc du Peuple, dans le centre-ville et c'est un quartier très sympa. On est près de tout (bar, resto, boutiques,...), sauf de l'université...
Ah, j'oubliais aussi nos poissons que les mecs ont acheté avant mon retour pour remplacer feu le bonzaï (qui a quand même survécu 3 mois). Il y en avait 6 début février, il n'y en a plus que 2 le 15 février... mais Martin a le projet d'en racheter d'autre, ouf.
Et là, je viens de découvrir avec horreur mon nouvel emploi du temps. Ya des trous de 2h partout (pas le temps de rentrer chez moi), j'ai cours quasi tous les matins
Je vais avoir besoin de beaucoup, beaucoup de motiv... 12 Februar Un piano pour cette nouvelle annéeVoilà, notre trip en Chine et ailleurs s'est terminé hier samedi 11 février à 6h du matin... Le retour commence bien, je m'aperçois en récupérant mon sac que j'ai perdu mon portable quelque part au Cambodge! Ce n'est pas une grosse perte, mais c'est un peu pénible quand même.
Triste de laisser derrière moi le soleil, la chaleur, le rythme backpack et les bruits bizarres auxquels j'avais fini par m'attacher, j'ai quand même hâte de voir la tête de mon nouveau coloc (Martin le Danois, un pote de mon autre coloc Simon, remplace Markus l'Allemand, en exil dans un bled paumé chinois où il fait -15°, Markus, on pense à toi), de revoir ce qu'il reste des Tongjiens, de retrouver mon petit palais shanghaien et les gens qui y vivent,...
Avec Marie, la 3ème coloc, on a décidé de se prendre en main ce semestre, d'arrêter de bouffer de la m...
Alors aujourd'hui, je suis allée louer un piano. Je ne pensais pas que ça me manquerait, mais en fait, ca fait 5 mois que je me plains de ne pas pouvoir faire de musique (il n'y a rien pour ça à l'université). Depuis que j'ai découvert qu'on pouvait louer des pianos pour moins de 40€ par mois, je revis.
Autant parfois la logique et la lenteur administrative des Chinois me font péter un plomb, autant leur efficacité dans certains cas me laisse bouch bée.
Après avoir réussié à réunir les 13000 kuai (+/- 1300€) de caution nécessaires (en coupure de 100, j'ai l'impression d'avoir braqué une banque), j'arrive à 15h04 dans une des boutiques auprès desquelles je m'étais renseignée hier. Les mecs m'accueillent à bras ouverts, tu m'étonnes, une waiguoren, blonde en plus. On avait déjà discuté prix, j'essaie le piano qu'ils me proposent, un Yamaha quasi-neuf. OK, je prends, je demande à tous hasards s'il pourraient me livrer ce soir. La Française que je suis n'a pas trop d'espoir, une livraison le jour-même, un dimanche, alors qu'on est déjà l'après-midi,... "Ke yi, ke yi!!" (C'est possible!) me dit la Madame. Avant 18h? "Ke yi, ke yi!!". Avec un siège pour piano en prime? "Ke yi, ke yi!!". On se croirait dans le sketch des Inconnus.
Et là, elle m'annonce que les livreurs seront là dans 1/2h, que je peux les attendre et revenir chez moi avec eux et le piano. Parfait parfait, petite tasse de thé, petite discussion piano, et me voilà embarquée dans un camion de livraison de piano a 16h16.
A 16h45, j'étais chez moi, piano livré et installé.
C'est ça, le miracle chinois!!
10 Februar Phnom PenhAttention, billet tres long!! Nous arrivons a la fin de notre périple, et nous terminons le Cambodge par une breve visite de sa capitale, Phnom Penh (sans faute d'orthographe, svp!). Nous sommes arrivées hier jeudi 9 février midi, laissant derriere nous sans regret la Sakal guesthouse, sa cabane, ses bruits bizarres et son personnel ultra-aimable.
Nous nous retrouvons encore dans une hutte a Phnom Penh, sauf que cette fois nos compagnons de nuit seront les poissons, puisque la guesthouse est sur le lac Boeng Kak (au Nord-Ouest de la ville).
L'aprem, on visite le Palais Royal, et pour y aller, on le fait a la cambodgienne, c'est-a-dire a 3 sur la moto. J'ai failli y laisser 2-3 fois mes genoux mais c'est un moyen de transport assez sympa, rapide et pas cher. Apres le palais royal, direction le marché central en espérant pouvoir faire plein de shopping et reconstituer ma garde-robe printemps-été. Je suis vite décue car ici, tout est ultra-cher $$$ (surtout quand on a les prix standards chinois dans la tête), et les Cambodgiens ne'veulent quasiment pas négocier. Alors acheter un foulard a 3$, tout typique qu'il soit, alors qu'a Shanghai ca vaudrait a peine 0.5 euro, ca fait un peu mal.
Bref, la shoppeuse que je suis retourne un peu dépité a la guesthouse, Heureusement, dans le quartier on trouve une boutique fashion, voire bobo (pour la définition du terme "bobo", voir le blog de Nathalie, rubrique "Votwe avis nous intewesse..." du 31 janvier 2006) qui vend plein de CD piratés et de compil perso assez sympa. J'en profite pour faire ma collection printemps-été musicale.
Le soir, nous nous couchons sous les moustiquaires en espérant une nuit plus calme que les précédentes, en raison de l'absence de terre (et donc de souris, serpents, gecko et autres lézards) sous nos pieds. Ben, en fait, non, on attendra Shanghai pour faire nos nuits : les poissons sont super bruyants (eh oui). J'ai même cru que l'un d'entre eux s'était suicidé dans la poubelle vers 4h du mat. Paix a son âme.
C'est donc fraîches et dispos que nous attaquons le Musée du Crime génocidaire aujourd'hui vendredi 10 février. On y va un peu a reculons: ce n'est pas le genre de choses qu'on a envie de voir en vacance, mais c'est important pour comprendre l'histoire du pays.
Voici la minute culturelle: pour ceux que ca gonfle, allez directement au prochain paragraphe pour plus d'aventures spectaculaires. D'apres ce que j'ai compris en lisant le résumé historique nullissime du guide du routard et le tres émouvant First they killed my father de Loung Ung, les Khmers rouges (nés de la révolte contre le gouvernement pro-américain de Lon Nol dans les années 1970) prennent le pouvoir et vident littéralement la ville de Phnom Penh en avril 1975, déportant ainsi plus de 2 millions de personnes dans les campagnes. Jusqu'en 1979, ils vont commettre les pires actes de barbarie sur les gens: meurtres aléatoires, déportations, viols, travaux forcés dans les campagnes, extermination, etc... Le musée que nous avons visité est en fait une ancienne prison khmer rouge baptisée S-21. S-21, ou Tuol Sleng, servait de lieu de torture pour que les prisonniers "avouent" leurs crimes anti-révolutionnaires. Des milliers de personnes passent par ce camp, des familles entieres y sont décimées et les prisonniers sont assassinés a coup de machette au camp d'extermination de Choeung Ek. Sachant tout cela, je m'attendais a une visite tres emouvante et a recueillir plus d'info sur la période. En fait, la visite commence par un film qui ne remet rien dans le contexte, sans m'être informée auparavant, je n'aurais probablement rien compris. Le reste de la visite montre les milliers de photos retrouvées des détenus et des morts découverts a la libération, les minuscules cellules des prisonniers (maculées de taches de sang, c'est un peu gore) et les instruments de torture tres impressionnants. Mais rien sur les 20 000 dossiers méticuleusement organisés par les tortionnaires, aucune explication sur les conditions de libération de la prison par les Vietnamiens... Bref, je sors de la impressionnée mais un peu décue! Si vous avez plus d'info sur cette période noire du Cambodge, n'hésitez pas a m'en faire part!
Ensuite, dans un registre plus léger, direction le marché russe, mais la, toujours les mêmes choses trop cheres...
On termine par une balade sur les quais et oui, je peux enfin le clamer haut et fort: J'AI VU LE MEKONG!!! En fait, il passe a peine dans Phnom Penh et rencontre le Tonlé Sap a l'extrême Est de la ville et on a dû traverser l'utra chic Cambodiana hotel (l'air completement a l'aise en tong au milieu des businessmen / milliardaires américains) pour l'apercevoir. Mais bon, étant au Cambodge, c'aurait été con de pas le voir.
La journée se termine, notre avion est a 1h du mat et nous nous préparons psychologiquement a rentrer chez nous, au froid. Anne retrouvera sa famille en visite en Chine. Quant a moi, je ferai la connaissance de mon nouveau coloc danois Martin, des 6 poissons rouges et de l'aspirateur que mes coloc ont achetés pendant les vacances... (merci les mecs). Marie me signale par msn que ya plus que 5 poissons rouges.
A bientot pour les photos!!!!!
06 Februar FarnienteApres toutes ces émotions historiques, nous quittons Siem Reap le dimanche 5 février, pour aller reprendre nos esprits a la plage (oui, parfaitement, la plage a des vertus curatives tres connues). Nous renouons donc avec les trajets en bus et traversons le Cambodge en une journée (c'est pas la Chine, c'est sûr!).
Sur le chemin, c'est pas non plus la Chine, malgré les soubresauts du bus: le paysage est le même, tout plat, avec peut-être quelques monts sur la fin. Maintenant, je suis completement blasée des champs de palmiers et de cocotiers
Notre hôtel, ou plutôt notre hutte, est juste a côté de Victoria's Beach, au Nord-Ouest, pour ceux d'entre vous qui situeraient Sihanoukville, village de renommée mondiale, mieux connu sous le nom de Kompong Som. Nous logeons dans une cabane sur pilotis, en paille et en bois avec pleins de bruits bizarres la nuit. D'ailleurs, si vous pouviez m'aider a les identifier, ca m'éviterait de paniquer inutilement la nuit sans savoir ce qui me rôde autour.
Il y a le "crik crik prtt", mais ca, je pense que c'est une souris qui mange nos affaires, on a eu la même chose a Siem Reap (le rongeur a cruellement devoré une petite culotte d'Anne, une vraie boucherie) . Apres, il y a "kitkitkit", la, j'ai été brave et je me suis levée pour surprendre la bête dans la salle de bains, mais il n'y avait rien. Donc je pense que c'est peut-être un termite dans le contre-plaqué. Enfin, il y a un dernier bruit que je n'arrive absolument pas a identifier: "tsstss [pause d'1 seconde] tsstss...", et ca se deplace dans la cabane, je ne vois vraiment pas ce que c'est. Any ideas ? Pour completer en beauté tout ce tintamarre, ici les lézards ne sont pas silencieux comme chez nous, ils crient super-fort (il paraît que c'est pareil en Thailande). Ca fait "kékré kékré kékré" (a peu pres), c'est surprenant parce que ca ne dure pas lomngtemps et on dirait que c'est un humain qui fait ce bruit!!
Cette nuit, riche en découvertes de la vie sauvage pour la Parisienne que je suis (ce soir, Bérénice se bat contre un hibou) , ne nous a quand même pas empêchées de nous faire une journée
En plus du temps (chaud, avec un petit vent de mer bien agréable), et des gens (tres tres souriants et accueillants), le Cambodge possede un sérieux atout par rapport a la Chine: la nourriture. Je sais, cela devient une fixation, mais j'ai rarement eu de bon repas equilibré depuis 5 mois, alors, forcément, ca atteint un peu les neurones (dont celui que je partage avec Chloé).
Tout ca pour dire qu'ici, je mange bien, pour rassurerles grands-meres. Bien sûr, ca tourne autour des mêmes produits: riz, nouilles, viande bouillie... mais les Cambodgiens, contrairement aux Chinois, n'ont pas l'obssession de l'huile. En plus, il y a de nems, waouhhh! Sur le chemin en revenant des temples, on a gouté des bonbons au sucre de palme, emballés dans des feuilles de palmiers (cf les photos a venir). Bourratif mais délicieux!
Sur ces bonnes paroles, je vous laisse, je vais retrouver mes amis rampants pour une nuit encore bien sympathique, je le sens!
04 Februar AngkorVoila. Ca fait 10 ans que je revais d'y aller, depuis que j'avais vu cette affiche pour l'expo au Grand Palais a la station Courcelles du metro ligne 2, sur le chemin du college. Angkor? Trop drole comme nom. D'ailleurs, je vous rassure, notre meilleur ami le Routard ne se prive pas : "Angkor... et toujours" (page 153), "Angkor... plus loin!" (page 175), j'aurais bien aime un petit "Angkor rate", mais il ne l'a pas fait. Sacre routard
L'histoire des temples d'Angkor est assez complexe, avec plein de rois khmers en -varman (qui veut dire "protege"), quelques exemples pour faire envie: Yasovarman I, Rajendravarman, Suryavarman I et II, Jayavarman IV,... En gros, le site se compose de plusieurs cites et temples-montagnes dedies tantot au culte hindouiste (les premiers), tantot au culte bouddhiste (les plus "recents"), construit pendant le Moyen-Age europeen, entre les Xeme et XIIeme siecles apres JC.
Le temple le plus celebre est celui d'Angkor-Wat ("la ville temple"), dont la construction date a peu pres du temps de la construction de Notre Dame a Paris. On y est allees voir le lever de soleil (en meme temps que plusieurs centaines de touristes), c'est vraiment emouvant, mais je vous epargne mes 20 photos de la meme prise de vue a des moments differents du lever de soleil (syndrome aile d'avion de PMD), ainsi que les 58 photos d'Anne (meme les Allemands n'ont pas fait mieux!).
Jeudi 2 fevrier, notre touk-touk man Aul (mieux connu sous le nom de Naot, ne me demandez pas le rapport) nous emmene faire le "petit circuit". Nous visitons a la fraiche:
-la porte d'Angkor Thom,
-le Bayon aux mille visages,
-le Baphuon et la terrasse aux elephants,
-le Thommanon et le Chau Sey Tevoda,
-le Ta keo,
-le Ta Phrom pris dans le jungle,
-et Angkor Wat.
Vendredi 3 fevrier, on remet ca, lever 6h
- Banteay Kdei,
- Banteay Srei,
- Mebon Oriental,
-Ta Som,
-et Preah Khan.
J'imagine que ca ne vous parle pas vraiment, mais moi ca m'aidera pour remettre un nom sur mes photos!!
Le soir, Aul nous emmene a moto a son cours d'anglais. C'est trop marrant: le prof parle un anglais tres cambodgien, les eleves ont entre 12 et 25 ans, il y a meme des moines qui etudient... En tous cas, on leur a fait plaisir en venant: on est l'animation du cours. Tout le monde doit s'entrainer a nous parler: "vere do you com from?" "by ze way, did you have dinner yet?" "do you hav a boyfrrrrend ?". Le probleme, c'est que la converstion s;arretait un peu la, puisque la moitie des eleves ne savent pas ou est la France (so shocking!) et que des qu'on repond autre chose que "no, I didn't have dinner yet", les regards etaient completement perdus. Mais bon, c'etait tres chaleureux et tres sympa quand meme!!
By ze way, aujourd'hui 4 fevrier c'est ma fete , donc je me suis offert une chemise en soie (normal), et bonne fete a toutes les Berenice et les Veronique !!! (oui, bon ok, ya pas de Sainte Berenice en vrai)
01 Februar Siem Reap: le paradis...Grand soleil, trente degrés, palmiers, hamacs, sourires, pas de doute, on a bien atterri au Cambodge...
Mercredi 1er fevrier, les trois blondes se séparent: Nath poursuit sa route en Chine vers Guilin, Canton et Hong-Kong, en quête de
A l'arrivée, la chaleur nous accueille. On trouve une guesthouse tres typique, tout droit sortie d'Apocalypse Now (pour le côté local bien sûr, pas pour les trucs de guerre): hamacs, ventilo, ambiance humide et ombragée...
On voit tout de suite qu'on n'est plus en Chine: presque pas de voiture (puisqu'il n'y a pas de route, mais des pistes ensablées), donc pas de klaxon, et, a notre plus grand étonnement, le chauffeur respecte la priorite a droite (du jamais-vu depuis août 2005 pour moi). Les gens sont zen, a peine arrivées a la guesthouse, le responsable nous a assises a la terrasse, un coca frais dans les mains... J'adore ce pays!
Plus d'aventures au prochain episode: la conquête d'Angkor (en touk-touk ou a velo??? plutot Mawie-Thewese ou aventurieres ???)
PS: vous avez remarqué, j'ai renoué avec les accents. Ca fera plaisir a Maman: plus de faute de participe passé, mon dieu!! (un petit détail quand même: je n'ai pas encore découvert les accents graves sur les claviers cambodgiens) 31 Januar Une journee en vacance avec une famille chinoiseLundi 30 janvier, les parents de Laure nous emmenent a Jiuxiang, a 2h de route de Kunming. C'est un site archeologique tres populaire : on peut y visiter des grottes ou auraient vecu des hommes du paleolitique, on peut faire un tour en barque dans les gorges,... Le tout est orchestre a la chinoise: les stalagmites geants sont mis en scene par un jeu de lumieres vertes, roses, bleues (j'adoooooooooore) ; au detour d'une caverne, des Chinois en costume traditionnel nous interpretent une danse de mariage; et pour remonter au parking, on peut emprunter un telesiege surplombant la montagne.
On a pique-nique sur place, a l'ombre bien sur, dans une buvette installee dans une cave naturelle protegee d'une pierre de 15000 metres carres... Le pere de Laure travaille dans l'inspection des telesieges, et donc on a pu entrer gratuit!
Apres cette bonne journee, ils nous ont invitees a diner dans un grand restaurant proposant la specialite du Yunnan: le guo qiao mi xian, qui ressemble au hot pot de Shanghai, a savoir, une espece carpaccio de porc et de boeuf a faire cuire dans un bouillon de nouilles avec un oeuf de caille et des fines herbes. C'est chinois mais plutot bon! On y a aussi gouteune specialite de Dali: le you zha ru shan (beignet de fromage frit) et une specialite de Kunming: le huo tui liang pian (de la viande de porc marinee, "hen hao chi he hen gui", tres bon et tres cher).
Pendant tout le repas, on a eu droit a un petit pestacle de musique traditionnelle de Kunming. C'etait horrible, le presentateur chantait fort et faux... j'ai des preuves dans mon appareil photo. Apres ca, un artiste est venu caligraphier au doigt. Je suis allee sur scene avec Anne pour voir comment il fasait, c'est vrai que c'est beau, mais ca m'a quand meme fait penser au joueur de piano a un doigt de la cite de la peur: c'est cool, mais ca sert a rien! Monsieur Loyal vendait ses oeuvres aux encheres, au debut ca marchait pas trop (150kuai pr la premiere oeuvre), et puis quand nos voisins de gauche ont ouvert leur 3eme bouteille d'alcool de riz, ca a grimpe sec, ya meme un fan qui a achete le dernier rouleau pour 660kuai...
En tous cas, on etait ravies de cette journee, merci les parents de Laure! French coffeeDimanche 29 janvier, on teste le French Coffee de Kunming. Ok, on est en Chine, on pourrait faire un effort et eviter de manger francais, mais la, entre les chips du voyage en bus et les oreilles de porcs, on s'accorde une pause.
Contrairement a Shanghai ou c'est la culture anglo-saxonne qui domine, meme dans les endroits "francais" ("Oh, hi! Really? But it's like, you know...), au French Coffee de Kunming, j'ai vraiment eu l'impression de me retrouver dans un cafe touristique parisien.
Premier element: la terrasse au soleil
Deuxieme element: le vrai melting pot. Pas que des expats Americains. Au French Coffee, on entend du francais, de l'anglais, du chinois, du neerlandais,... pour nous rappeler qu'il y a eutre chose dans le monde que les 2 monstres Amerique et Chine.
Troiseme element: le croque-monsieur. Depuis combien de temps je n'en ai pas eu ? 8 mois ? Aie aie aie, c'est tellement bon. Avec du VRAI jambon et du fromage fondu... (non, non, je ne suis pas gourmande, je suis juste une exilee culinaire)
Quatrieme element: un vrai dimanche. Pour la premiere fois depuis que je suis en Chine, j'ai l'impression que la ville marche au ralenti, et ca fait du bien! A cause du Nouvel An, la Chine a un peu la gueule de bois et la majorite des boutiques sont fermees, pas trop de voitures et encore moins de klaxon,... les vacances quoi !
Je crois que je prefere Kunming a Shanghai. Surtout qu'il fait beau et doux meme en plein hiver. J'adoooooooooore les villes ou on peut bronzer 365 jours par an sans creuver de chaud... Etape 9: Nouvel An chinois a KunmingLe samedi 28 janvier, on retrouve Laure (Min Jing Wen), une eleve de la classe de francais d'Anne, qui nous a gentiment invitees toutes les 3 a dejeuner chez ses grands-parents pour feter le debut du Nouvel An chinois.
Et voila trois "Wai guo ren" (etrangeres) qui debarquent dans la famille maternelle de Laure, avec les grands-parents, les parents, les oncles et tantes et les cousines. Le dejeuner est typiquement chinois: des chips aux crevettes 28 Januar Etape 8: Dali, lac ErhaiLe jeudi 26 janvier, apres une bonne grasse mat, on se met en route pour le lac Erhai, pres de Dali. "Er", ca veut dire oreille, et "hai", ca veut dire mer (comme dans Shanghai). Donc en gros, Erhai, ca veut dire la mer en forme d'oreille. J suis pas completement d'accord, mais ils ne m'ont pas vraiment demande mon avis.
On s'arrete d'abord sur la rive Ouest a Xizhou, un tout petit village qui n'a d'interet que son marche, tres typique. Ensuite, on prend le bateau pour aller sur la rive Est, a Shuanglang. On est les seules touristes, le village semble desert, mais en se promenant, on rencontre plein de monde: des enfants qui nous crient "Rallloooooo!!!", des vieilles soeurs qui rient, des hommes qui cousent le dragon du nouvel an... L'ambiance et la lumiere me font penser un peu a Cuba.
Apres un dejeuner et une sieste au soleil, un pousse-pousse nous depose a Wase, ou il n'y a rien a voir qu'une petite ile "tres photogenique" dixit le lonely. Encore une fois, on ne remerciera jamais assez le lonely et ses bons conseils, l'ile est en fait a 2km du village. On y va quand meme, de toute facon, on n'a pas le choix, puisque Dali est dans cette direction et qu'il n'y a pas foule sur la route.
Le bus du retour nous depose au milieu de l'autoroute a 3km de Dali. On commence a marcher sans grande conmviction, mais un automobiliste a pitie de nous et nous prend en stop. Il ne nous demande rien, il n'est meme pas curieux de savoir d'ou on vient, comme 99% des Chinois et il nous depose devant l'hotel. Pure gentillesse!
Le lendemain, vendredi 27 janvier, journee posee a Dali, ou Coralie et Marie nous rejoignent pour le dejeuner. Elles font a peu pres le meme trip que nous mais dans l'autre sens, mais elles ont commence par le Hunan, sont passees par le Xishuangbanna au Sud du Yunnan, et auront le temps de visiter le Shangri-la a Zhongdian, puisqu'elles ne perdront pas leur temps a Kangding comme nous!!
On s'approche des 3 stupas (sorte de pagodes en plus fin) au nord-ouest de Dali, mais l'entree est beaucoup trop chere (50kuai) pour des batiments que l'on ne peut meme pas visiter de l'interieur.
Retour en caleche a l'auberge, un peu de shopping, diner et c'est parti pour le train de nuit jusqu'a Kunming. Etape 7: les Gorges du Saut du TigreLever a 6h30 (ouille ouille ouille Mawie-Thewese) le mercredi 25 janvier et depart en SUV avec un Tcheque et sa copine japonaise pour les Gorges du Saut du Tigre. A Qiaotou, on se separt: les routards qui font la rando du chemin du haut en 2 jours d'un cote, les Mawies-Theweses de l'autres qui prennent le chemin du bas en 4X4 pour faire une rando de 3h. Je vous laisse deviner qui on etait. Pour notre defense, on avait un bus a reprendre a Lijiang a 18h30.
Mais en fait, pas de regret pour la grande rando de 2 jours, parce que la petite qu'on a faite sur le chemin du bas nous a permis de bien s'approcher du torrent pour admirer ses tourbillons!
Le seul hic: on a pas arrete de raquer. D'abord, on paie le site: 50kuai. Ensuite, en commencant a descendre, une vieille nous demande 10kuai chacune pour l'entretien du sentier. Faut voir l'etat du sentier, raide et rocailleux, il est quelque fois quasi impraticable. Et puis ca continue, si tu veut monter sur LE rocher de la plage qui te permettra de voir le fleuve au mieux, c'est encore 5kuai. La, on dit fuck et on se pose a 10m sur un autre roicher qui m'a semble tout aussi parfait. En revanche, pour remonter, obligation de repayer 10kuai pour emprunter une echelle (sinon, demi-tour). Il fallait voir la gueule de l'echelle: des barres et des planches en bois retenues par je-ne-sais-quel miracle avec un fil de fer, le tout faisant 6m de haut. Fallait pas avoir le vertige!
Sur le chemin du retour, le chifu nous emmene pres d'un lac a quelques km de Lijiang. Il y a un resto de pecheurs en terrasse, on en profite pour manger un morceau. Je tente le poisson du lac que la bonne femme tue devant moi. Verdict: un arriere-gout de lac un peu degueu et une arete coincee pendant 3 jours... Mais au moins ca change du poulet et du riz!!
Etape 6 encore: LijiangCe mardi 24 janvier commence par une belle grasse matinee jusqu'a... 9h, record du monde. Je suis reveillee par le grand soleil
Apres une balade tres agreable dans le parc de la pagode Wangu qui date de 1997 mais qui fait ancienne puisque tous les monument en Chine font modernes (vous me suivez?), direction le parc du Dragon Noir. Ce parc est le symbole de la ville, et son petit pont a 3 arches se refletant sur le lac, avec en fond la montagne du Dragon de Jade apparait sur tous les guides. D'ailleurs, on est touriste ou on l'est pas, vous pouvez admirer cette vue dans un de mes albums photo. On y visite aussi un petit musee Dongba, du nom de la minorite de la region.
Ensuite, un taxi nous emmene a la montagne du Dragon de Jade, ou on voulait originellement visiter Baisha. Mais la conductrice a decide que nous etions des touristes, des vraies, et qu'il fallait absolument qu'on voit le village d'eau "Shui machin". Alors, il faut savoir que les Chinois n'ont pas du tout la meme notion de tourisme que nous. Nous, on aime etre seuls sur les sites, comme si on etait les 1ers a y mettre les pieds. On aime les monuments qui font ancien, qui portent le poids de l'Histoire, c'est limite mieux s'il ne reste qu'un petit bout de pierre par-ci par-la. On aime etre au calme et on deteste les voyages en groupe et les trimbales-couillons. Alors que les touristes chinois, c'est tout l'inverse. Ils sont les anti-routards, ils faut laisser le moins de place possible a l'imprevu, a l'inquietude. D'ou les cars de Chinois, les voyages en groupe rassurants (il faut preciser aussi que le gouvernement chinois a longtemps interdit les voyages, puis, quand il les a autorises, ce n'est qu'en groupe). Les touristes chinois detestent aussi les vieilles pierres qu'on adorent, ils restaurent systematiquement les batiments, de sorte aue meme la Cite Interdite a Pekin fait flambant neuve. Ils prefereront une bonne reconstitution bien "carton-pate" a l'entretien d'un site ancien.
Bref, tout ca pour dire que la chifu (chauffeur en chinois) nous depose devant un village Walt Disney, sense nous apprendre les us et coutumes de la culture Naxi (une autre ethnie du coin). Autant vous dire qu'on a fuit. Mais le probleme, c;est qu'il n y a rien d'autre a faire dans le coin, a part une balade en cheval (pour touristes aussi). Vues les circonstances, on se lance. Les panoramas sont magnifiques, surtout avec la lumiere du soleil couchant.
Apres une tentative de randonnee, Anne nous abandonne, fait sa Mawie-Thewese et nous attends pepere en bas. Du coup, elle se tape le village naxi (pour plus d'informations sur les naxi: http://anneinchina.over-blog.com). Etape 6: Panzhihua - Lijiang, enfin le Yunnan!!Autant certains Chinois sont vraiment debrouillards, autant ils peuvent etre parfois franchement niais, surtout dans le Sichuan, comme on a pu le remarquer pendant 1 semaine. Avant de quitter le Sichuan, on a droit a une derniere demonstration de l'esprit sichuanais. On arrive a Panzhihua de nuit vers 1h du mat et le taxi nous depose devant l'hotel de la gare, puisqu'on veut prendre le 1er bus pour Lijiang le lendemain. On a deja eu une mauvaise experience des hotels de gare, mais de toute facon il fait nuit, on doit dormir 5h, donc on n'a pas trop le choix.
Le garde nous ouvre et reveille la proprio qui n'est visiblement pas tres contente d'avoir des clients aussi tard. Le garde s'eclairait a la lampe de poche, et je pensais que c'etait pour eviter de reveiller tout le monde, mais Nath demande a tout hasard s'il y a l'electricite dans les chambres. La proprio prend son air le plus meprisant et repond en Chinois: "ben non, ca se voit pas ?". Merci les Sichuanais, jusque la, on avait eu des hotel sans chauffage, sans toilette, ou, au pire, sans drap propre, mais jamais sans electricite! Le pire c'est qu'avec Anne on s'etait fait la remarque a l'aller que la ville etait bien eclairee pour une ville chinoise (lampaderes qui fonctionnent, wouah!). C'est sur que c'est tellement mieux d'eclairer les routes plutot que les maisons... Enfin bref, on lui demande une lampe de poche, histoire de ne pas se peter une jambe en montant dans la chambre. Eh ben non, pas d'electricite ni de lampe de poche, ce sera une nuit a la bougie!
Lundi 23 janvier, en allant prendre le bus pour Lijiang, on a compris le truc pour ne plus se faire avoir par les noich: malgre la queue immense, Nath va direct au guichet, interromp le client et demande 3 billets pr le prochain bus. La nana les lui donne sur-le-champ, et le pire c'est que personne ne bronche, personne ne rale et personne n'a l'air etonne. On en vient a trouver idiots ceux qui font effectivement la queue. Le comble!
Comme d'habitude, la route est longue, fatigante, les Chinois nous regardent toujours bizarrement, mais le paysage est de plus en plus beau, de plus en plus ensoleille. Je ne suis pas une passionnee de botanique, mais je ne peux pas m'empecher de m'etonner que la vegetation varie d'une vallee a l'autre. Bananiers et cactus pour l'une, riziere et the en terrasse pour l'autre, le tout sur une terre rouge et brulee.
On arrive finalement a Lijiang a 15h. La ville est superbe, un peu genre station balneaire sans la mer, pleine de monde, inondee de soleil, et une vieille ville pleine de charme et de touristes. C'est con a dire, mais ca fait du bien, ca faisait une semaine qu'on avait pas vu d'etrangers!!
On est 2400m d'altitude, mais pas besoin de manteaux, il fait au moins 20 degres au soleil. Du soleil, des touristes, des boutiques ultra-cheres et des cafes en terrasse: c'est la vacances qui comnmencent vraiment!!! 27 Januar Etape 5: Shimian - XichangEn se levant a 5h30 du mat dans cet hotel de passe degueu le dimanche 22 janvier, on a 2 objectifs :
- atteindre le Yunnan le + vite possible,
- remedier a ce week-end loose ou on aurait mieux fait de prendre le train direct Emeishan-Dali.
Ces resolutions semblent compromises des le matin :on rate le bus de 6h20 (alors qu'on etait a la gare a 5h40) parce au'une dizaine de Chinois nous ont tranquillement doublees. On finit donc notre nuit en attendant le bus de 8h dans la superbe gare de Shimian, persuadees que le trajet jusqu'a Xichang sera plus tranquille, puisque ma carte IGN indique de l'autoroute jusqu'a Kunming dans le Yunnan.
Mais ca, c'etait sans compter la logique chinoise. Payer l'autoroute ? Pourquoi faire ? Autant passer par les petits chemins de montagne avec un bus qui date d'avant-guerre.
Nous voila donc parties pour 7h de tape-cul, de fumee de clopes et de crachats (c'est le pack tout-compris dans un billet de bus a 50kuai).
A cause de la neige (element completement imprevu en montagne et en janvier...), 3 camions se renversent sur le chemin. Le convoi de camion est donc arrete et bloque tout le col. Une voiture de police guide notre bus vers un chemin annexe, et on commence a s'inquiete quant a la reussite du passage quand n voit que meme un 4x4 hyper moderne s'enlise dans la boue et derape sur la glace... Apres 2-3 virages impressionants, le chauffeur finit par avoir pitie de nous et nous fait descendre pour tenter de rattraper le chemin principal tout seul.
On etait affamees et morte de froid, et logiquement on aurait du s'enerver, mais la situation etait trop drole: 3 blanches perdu au milieu de nulle part courant apres leur bus!! Le paysage enneige etait magnifique, on voyait meme des yaks
C'est a partir de la que la resolution numero 2 approche: c'est bientot la fin du WE loose.
En arrivant a Xichang, un grand soleil
Eh la, on a joue les warriors, parce que c'etait pas gagne! On fait le + important d'abord: internet. Ok, c'est vrai qu'apres avoir passe 3 jours sans se changer ni se laver, on aurait ptet pu preferer la douche, ms bon... Apres avoir mange, on cheche un hotel qui pourrait nous preter une salle de bains, mais on tombe sur un spa, encore mieux! Et la, le reve, 1er bain chaud depuis aue je suis en Chine, lavage de cheveux, massage... on REVIT. Bon, c'est vrai, y'avait des photos de femmes a poil sur les murs (trop choquee), mais pour 50kuai, on va pas raler.
On embarque pour Panzhihua, c'est parfait, train a l'heure, places assises, et meme de la place pour les sacs. C'est la fin de la loose!!
26 Januar Etape 4 : Kangding, le debut de la looseLe lonely planet nous l'avait annonce comme "une petite ville charmante, demarcation culturelle entre la fin de la Chine et le debut du Tibet". Mais il n'avait pas precise que si on n'empruntait pas la route du Tibet (qui part de Chengdu vers l'Ouest jusqu'a la frontiere avec le Tibet), c'etait ptet pas la peine de faire un detour de quelques jours de route pour aller dans ce bled paume... Finalement, on aurait du se mefier du fait que le routard ne mentionne meme pas ce village!
Bref, vendredi 20 janvier, les 3 blondes se tapent 9 heures de trajet, 3 bus et 1 dejeuner a base de chips et de gateaux (apres je me demande pourquoi j'ai pris 6kg en Chine...). Bien que fatiguees et affamees en arrivant a Kangding-la-ville-la-plus-moche-du-Sichuan, on voit quand meme le cote positif de la chose : on a traverse en bus des endroits qu'on aurait jamais vu autrement, la vrai campagne profonde, les paysans montagnards... y'a de belles photos qui se perdent.
Grosse deception pour Kangding: on s'attendait a un joli petit village typique, on se retrouve dans une ville genre station de ski construite dans les annees 1960, pleine de barres de building moches. Heureusement, on se trouve une auberge marrante, a 20kuai (2euros) la nuit, juste a cote d'un temple bouddhiste (eh oui, ca pullule dans ce pays). Le soir on visite ce temple (Anjue Si), tout petit. Il y a une drole d'odeur dans la cour, qu'on imagine etre celle du beurre de yak brule. En fait, on n'en sait rien, mais ici la specialite c'est le yak, donc on trouverait normal de bruler du yak dans un temple. Les moines nous invitent dans une des chambres pour parler. Enfin, 'parler' est un bien grand mot quand on s'apercoit que les moines connaissent a peine le mandarin... (et que mon chinois est ce qu'il est).
Le lendemain (samedi 21 janvier pour ceux qui ne suivent pas), on visite un autre temple bouddhiste, pour changer. La, on fait une rencontre bizarre de 2 femmes tibetaines qui ne parlent pas mandarin mais nous font signe de les suivre. Elles nous entrainent dans les dedales de l'arriere du temple, pour nous emmener dans une cour ou il y a 4 monuments blancs ressemblant a des autels. Elles se mettent a en faire le tour plein de fois, toujours en nous indiquant de les suivre. Et pendant ce temps, elles murmuraient des prieres en chantant. Etrange...
Pour le dejeuner, on trouve LE bar branche de Kangding et maintenant je peux me la peter grave: j'ai mange du yak et j'ai bu du the au beurre de yak.
J'avous, le yak ressemble terriblement a du beuf bouilli trop cuit, et le the n'est pas tres bon, mais ca, c'est fait!!.
A 16h, debut de notre descente vers le Yunnan, qui va durer 2 jours a cause des alea des bus chinois.
La premiere ville-etape qu'on ne verra pas est Shimian. On y dort qq heures dans l'hotel le plus degueu et deprimant que j'ai jamais vu de ma vie. La salle de bains (si tant est qu'on puisse appeler ca une salle de bains) a un trou au milieu qui servent de toilettes et d'evacuation de la douche et du robinet (des tuyaus ? pour quoi faire ?). C'est tellement repugnant qu'on dort toutes habillees. Ca ne valait meme pas les 10kuai la nuit (1euro). C'est la loose, merci le lonely!!!
Etape 3 : Emeishan, suite et finBon, cette journee du jeudi 19 janvier, c'etait vraiment pour dire "on l'a fait". On a grimpe Emeishan jusqu'en haut (3099m quand meme) en faisant nos "Mawie Thewese ouille ouille ouille". Explications: on a marche le moins possible. On a donc commence par prendre un bus qui nous a conduit en 2h a un premier spot. De la, on a quand meme marche un peu avec des crampons a cause de la glace, avant d'atteindre le funiculaire. Ca nous a conduit au 1er sommet (le Golden Summit 3077m). Il faisait tellement brumeux qu'on ne voyait meme pas le haut de la statue du bouddha en or. Ensuite, on prend un petit train a touristes qui n'attendait que nous pour aller au 2eme sommet. La, idem, on ne voit rien, pas de vue impressionnante, juste de la glace et de la neige. On redescend aussi sec!
Le bon point de cette journee, en gros, c'est d'avoir marche comme les montagnards du debut du siecle avec des crampon en fer sous les chaussures, et d'avoir vu la neige, parce que cette annee, pas de ski pour moi
petite precisionLa Chine, c'est l'Empire du Milieu les amis, pas celui du Soleil Levant... ca, c'est celui de leur ennemis mortels: les Jap. D'ailleurs, si vous avez encore des doutes, "Chine" en chinois ca se dit "Zhong Guo", zhong=milieu et guo=pays.
C'etait la minute culturelle du mercredi soir. Bonne nuit! |
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