Perfil de Berenice alias...les tribulations de bere...FotosBlogListas Herramientas Ayuda

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25 febrero

Star System

Ca y est, vous êtes en train de lire le blog d'une future star. J'ai passé ma journée d'hier, vendredi 24 février (d'ailleurs personne ne m'a souhaité mes 21 ans et 5 mois, merci beaucoup), à faire la potiche blonde dans une pub pour une ceinture amincissante. Mais attention !!! Ce n'est pas n'importe quelle ceinture amincissante !! C'est Qian Mei Super Slimming Magic Belt !!! Trop facile à dire 15 fois devant une caméra...
A Shanghai, c'est assez facile de se faire caster pour des pub, de la figuration ou du mannequinat quand on est "wai guo ren" (étranger), et de préférence européen. J'en n'ai pas fait avant parce que ça prend souvent toute la journée et c'est pas forcément bien payé. Et, dans la plupart des cas, il faut savoir mettre son orgueil de côté... Mais je dois payer mes billets pour l'Australie mardi, et comme ce n'est pas gratuit, j'ai décidé de me lancer, surtout que ça peut être une expérience marrante. Hier, ma fierté est restée au placard et j'ai passé la journée en caleçon-soutif adidas avec une ceinture amincissante autour du ventre (ou du bras, ou de la jambe), à jouer Lily, la potiche blonde genre télé-achat. Le mec nous a dit qu'on serait payés 1000 kuai (environ 100€) pour 4h de tournage, ce qui me semblait être plus que bien payé ici. Sauf que, bien sûr, on n'a pas commencé à 6 mais à 7h du mat (sympa le réveil à 5h pour rien) et on n'a pas bossé 4 mais 8h, . Mais bon, j'ai réussi à négocier 1600 kuai (héhé$$) en faisant le coup de la star chieuse (trop bon). J'étais crevée et morte de froid mais ça m'a bien fait marrer avec Maik, celui qui jouait "Jack" (tous les étrangers s'appellent Lily et Jack ici, et non pas Brian).
Le clou du spectacle a été l'effet spécial consistant à mettre la ceinture autour d'un morceau de graisse de porc (miammiammiam), et de montrer que la ceinture faisait fondre la graisse en live. Alors 2 Chinoises se sont mis à faire bouger la viande à la main, et une autre était chargée d'injecter de la graisse avec une seringue pour que ca coule de l'autre côté... Elles ont dû s'y reprendre à 5 fois, avant de décider que ce serait plus simple qu'on s'imprègne les doigts de gras et qu'on fasse semblant de ramasser la graisse de la viande en faisant "Wouah, Jack, look!! It's really working!!".
Au bout de 3h de tournage, je ne pouvais plus blairer la metteur en scène  qui arrêtait pas de crier, même quand on était à 2m d'elle, ni le caméraman qui m'a fait répéter "That's because I use Qian Mei Super Slim Magic Belt!!" 8 fois (on a dû la refaire une 9ème fois parce que j'ai oublié ma réplique), ni ma tenue adidas à cause de laquelle tout le monde me demandait de rentrer le ventre (mais pourquoi il l'on prise si petite ? est-ce que j'ai l'air d'avoir des fesses plates chinoises, une absence de hanche chinoise, une poitrine chinoise qui a besoin de rembourrage même dans un soutif de sport ?). 
Finalement, c'était une journée bien instructive sur le tournage d'une pub: c'est le bordel, les dialogues sont pourris et on passe notre temps à attendre dans le froid. Vous me direz ce que vous pensez de la tenue violette avec laquelle ils l'ont fait défiler. Un grand moment de la mode chinoise.
Sur ce, je vous laisse, j'vais préparer notre soirée "Welcome back".
PS: un grand XIE XIE à Christy, sans qui pas de carrière possible...ou tout simplement sans qui la metteuse en scène aurait déjà fait un nervous breakdown à cause de nous...
21 febrero

Erratum

Mon ex coloc Markus ne travaille pas pour Volkswagen, mais pour BMW, c'est pas du tout la même chose!!! J'ai dailli me faire tuer à distance...
(entre nous, ce sont 2 marques de voiture, 2 marques allemandes, pour moi c'est kifkif, mais je sais que j'insulte tous les amateurs de voitures de par le monde en disant ça...)
Au fait, soirée samedi prochain 25 février chez nous pour les Shanghaïens.
15 febrero

Un appart à Shanghai

Ca y est, je me suis réinstallée chez moi, j'ai mon piano, un nouveau portable, un nouveau four et un mixer, il est temps que je (re)fasse les présentations pour ceux qui n'auraient pas suivi.
Je suis à l'Université de Tongji depuis septembre 2005 et en novembre, je me suis mise en coloc avec Marie (qui était déjà à Louis-le-Grand, puis à Stan, puis à l'ESCP avec moi), Markus un Allemand et Simon un Danois. Markus a dû partir en février pour Shenyang, une ville paumée au Nord de Pékin, où la température moyenne en hiver est de -20°... Mais bon, il paraît que c'est un stage de ouf, au siège de Volkswagen Chine. Enfin quand même, la première chose qu'il nous a dit en arrivant, c'est qu'il survivrait: il y a un Macdo à Shenyang, miam.
Simon devait lui aussi repartir, mais il reste encore quelques mois pour finir une thèse qu'il fait en partenariat avec une entreprise danoise basée à Suzhou (en banlieue de Shanghai).
C'est Martin, un ami de Simon qui remplace Markus, et pour l'instant il a l'air plutôt sympa, il fait la vaisselle, passe l'aspirateur et s'y connaît en ordinateur, c'est parfait!! Je n'ai pas encore de photos de lui, désolée, mais ça ne saurait tarder puisqu'on fait une soirée "Welcome back" (on n'est pas vraiment d'accord sur le titre mais bon...) le 25 février.
On habite tous les 4 (ou plutôt 5 pour l'instant parce qu'une amie de Simon est Martin loge sur notre canap, le temps de trouver un appart) dans un grand appart, avec terrasse svp, et vue sur un chantier (vive Shanghai). On est juste au-dessus du Parc du Peuple, dans le centre-ville et c'est un quartier très sympa. On est près de tout (bar, resto, boutiques,...), sauf de l'université...
Ah, j'oubliais aussi nos poissons que les mecs ont acheté avant mon retour pour remplacer feu le bonzaï (qui a quand même survécu 3 mois). Il y en avait 6 début février, il n'y en a plus que 2 le 15 février... mais Martin a le projet d'en racheter d'autre, ouf.
Et là, je viens de découvrir avec horreur mon nouvel emploi du temps. Ya des trous de 2h partout (pas le temps de rentrer chez moi), j'ai cours quasi tous les matins , et je termine même 3 fois à 21h aaaaaaarrrrgh!! C'est pas humain tout ça!!
Je vais avoir besoin de beaucoup, beaucoup de motiv...
12 febrero

Un piano pour cette nouvelle année

Voilà, notre trip en Chine et ailleurs s'est terminé hier samedi 11 février à 6h du matin... Le retour commence bien, je m'aperçois en récupérant mon sac que j'ai perdu mon portable quelque part au Cambodge! Ce n'est pas une grosse perte, mais c'est un peu pénible quand même.
Triste de laisser derrière moi le soleil, la chaleur, le rythme backpack et les bruits bizarres auxquels j'avais fini par m'attacher, j'ai quand même hâte de voir la tête de mon nouveau coloc (Martin le Danois, un pote de mon autre coloc Simon, remplace Markus l'Allemand, en exil dans un bled paumé chinois où il fait -15°, Markus, on pense à toi), de revoir ce qu'il reste des Tongjiens, de retrouver mon petit palais shanghaien et les gens qui y vivent,...
Avec Marie, la 3ème coloc, on a décidé de se prendre en main ce semestre, d'arrêter de bouffer de la m... , de faire du sport , de se bouger les fesses quoi!
Alors aujourd'hui, je suis allée louer un piano. Je ne pensais pas que ça me manquerait, mais en fait, ca fait 5 mois que je me plains de ne pas pouvoir faire de musique (il n'y a rien pour ça à l'université). Depuis que j'ai découvert qu'on pouvait louer des pianos pour moins de 40€ par mois, je revis.
Autant parfois la logique et la lenteur administrative des Chinois me font péter un plomb, autant leur efficacité dans certains cas me laisse bouch bée.
Après avoir réussié à réunir les 13000 kuai (+/- 1300€) de caution nécessaires (en coupure de 100, j'ai l'impression d'avoir braqué une banque), j'arrive à 15h04 dans une des boutiques auprès desquelles je m'étais renseignée hier. Les mecs m'accueillent à bras ouverts, tu m'étonnes, une waiguoren, blonde en plus. On avait déjà discuté prix, j'essaie le piano qu'ils me proposent, un Yamaha quasi-neuf. OK, je prends, je demande à tous hasards s'il pourraient me livrer ce soir. La Française que je suis n'a pas trop d'espoir, une livraison le jour-même, un dimanche, alors qu'on est déjà l'après-midi,... "Ke yi, ke yi!!" (C'est possible!) me dit la Madame. Avant 18h? "Ke yi, ke yi!!". Avec un siège pour piano en prime? "Ke yi, ke yi!!". On se croirait dans le sketch des Inconnus.
Et là, elle m'annonce que les livreurs seront là dans 1/2h, que je peux les attendre et revenir chez moi avec eux et le piano. Parfait parfait, petite tasse de thé, petite discussion piano, et me voilà embarquée dans un camion de livraison de piano a 16h16.
A 16h45, j'étais chez moi, piano livré et installé.  1h41 pour louer un piano, qui dit mieux ?
C'est ça, le miracle chinois!!
 
 
10 febrero

Phnom Penh

Attention, billet tres long!! Nous arrivons a la fin de notre périple, et nous terminons le Cambodge par une breve visite de sa capitale, Phnom Penh (sans faute d'orthographe, svp!). Nous sommes arrivées hier jeudi 9 février midi, laissant derriere nous sans regret la Sakal guesthouse, sa cabane, ses bruits bizarres et son personnel ultra-aimable.
Nous nous retrouvons encore dans une hutte a Phnom Penh, sauf que cette fois nos compagnons de nuit seront les poissons, puisque la guesthouse est sur le lac Boeng Kak (au Nord-Ouest de la ville).
L'aprem, on visite le Palais Royal, et pour y aller, on le fait a la cambodgienne, c'est-a-dire a 3 sur la moto. J'ai failli y laisser 2-3 fois mes genoux mais c'est un moyen de transport assez sympa, rapide et pas cher. Apres le palais royal, direction le marché central en espérant pouvoir faire plein de shopping et reconstituer ma garde-robe printemps-été. Je suis vite décue car ici, tout est ultra-cher $$$ (surtout quand on a les prix standards chinois dans la tête), et les Cambodgiens ne'veulent quasiment pas négocier. Alors acheter un foulard a 3$, tout typique qu'il soit, alors qu'a Shanghai ca vaudrait a peine 0.5 euro, ca fait un peu mal.
Bref, la shoppeuse que je suis retourne un peu dépité a la guesthouse, Heureusement, dans le quartier on trouve une boutique fashion, voire bobo (pour la définition du terme "bobo", voir le blog de Nathalie, rubrique "Votwe avis nous intewesse..." du 31 janvier 2006) qui vend plein de CD piratés et de compil perso assez sympa. J'en profite pour faire ma collection printemps-été musicale.
Le soir, nous nous couchons sous les moustiquaires en espérant une nuit plus calme que les précédentes, en raison de l'absence de terre (et donc de souris, serpents, gecko et autres lézards) sous nos pieds. Ben, en fait, non, on attendra Shanghai pour faire nos nuits : les poissons sont super bruyants (eh oui). J'ai même cru que l'un d'entre eux s'était suicidé dans la poubelle vers 4h du mat. Paix a son âme.
C'est donc fraîches et dispos que nous attaquons le Musée du Crime génocidaire aujourd'hui vendredi 10 février. On y va un peu a reculons: ce n'est pas le genre de choses qu'on a envie de voir en vacance, mais c'est important pour comprendre l'histoire du pays.
Voici la minute culturelle: pour ceux que ca gonfle, allez directement au prochain paragraphe pour plus d'aventures spectaculaires. D'apres ce que j'ai compris en lisant le résumé historique nullissime du guide du routard et le tres émouvant First they killed my father de Loung Ung, les Khmers rouges (nés de la révolte contre le gouvernement pro-américain de Lon Nol dans les années 1970) prennent le pouvoir et vident littéralement la ville de Phnom Penh en avril 1975, déportant ainsi plus de 2 millions de personnes dans les campagnes. Jusqu'en 1979, ils vont commettre les pires actes de barbarie sur les gens: meurtres aléatoires, déportations, viols, travaux forcés dans les campagnes, extermination, etc... Le musée que nous avons visité est en fait une ancienne prison khmer rouge baptisée S-21. S-21, ou Tuol Sleng, servait de lieu de torture pour que les prisonniers "avouent"  leurs crimes anti-révolutionnaires. Des milliers de personnes passent par ce camp, des familles entieres y sont décimées et les prisonniers sont assassinés a coup de machette au camp d'extermination de Choeung Ek. Sachant tout cela, je m'attendais a une visite tres emouvante et a recueillir plus d'info sur la période. En fait, la visite commence par un film qui ne remet rien dans le contexte, sans m'être informée auparavant, je n'aurais probablement rien compris. Le reste de la visite montre les milliers de photos retrouvées des détenus et des morts découverts a la libération, les minuscules cellules des prisonniers (maculées de taches de sang, c'est un peu gore) et les instruments de torture tres impressionnants. Mais rien sur les 20 000 dossiers méticuleusement organisés par les tortionnaires, aucune explication sur les conditions de libération de la prison par les Vietnamiens... Bref, je sors de la impressionnée mais un peu décue! Si vous avez plus d'info sur cette période noire du Cambodge, n'hésitez pas a m'en faire part!
Ensuite, dans un registre plus léger, direction le marché russe, mais la, toujours les mêmes choses trop cheres...
On termine par une balade sur les quais et oui, je peux enfin le clamer haut et fort: J'AI VU LE MEKONG!!! En fait, il passe a peine dans Phnom Penh et rencontre le Tonlé Sap a l'extrême Est de la ville et on a dû traverser l'utra chic Cambodiana hotel (l'air completement a l'aise en tong au milieu des businessmen / milliardaires américains) pour l'apercevoir. Mais bon, étant au Cambodge, c'aurait été con de pas le voir.
La journée se termine, notre avion est a 1h du mat et nous nous préparons psychologiquement a rentrer chez nous, au froid. Anne retrouvera sa famille en visite en Chine. Quant a moi, je ferai la connaissance de mon nouveau coloc danois Martin, des 6 poissons rouges et de l'aspirateur que mes coloc ont achetés pendant les vacances... (merci les mecs). Marie me signale par msn que ya plus que 5 poissons rouges.
A bientot pour les photos!!!!!
 
06 febrero

Farniente

Apres toutes ces émotions historiques, nous quittons Siem Reap le dimanche 5 février, pour aller reprendre nos esprits a la plage (oui, parfaitement, la plage a des vertus curatives tres connues). Nous renouons donc avec les trajets en bus et traversons le Cambodge en une journée (c'est pas la Chine, c'est sûr!).
Sur le chemin, c'est pas non plus la Chine, malgré les soubresauts du bus: le paysage est le même, tout plat, avec peut-être quelques monts sur la fin. Maintenant, je suis completement blasée des champs de palmiers et de cocotiers , pffff...
Notre hôtel, ou plutôt notre hutte, est juste a côté de Victoria's Beach, au Nord-Ouest, pour ceux d'entre vous qui situeraient Sihanoukville, village de renommée mondiale, mieux connu sous le nom de Kompong Som. Nous logeons dans une cabane sur pilotis, en paille et en bois avec pleins de bruits bizarres la nuit. D'ailleurs, si vous pouviez m'aider a les identifier, ca m'éviterait de paniquer inutilement la nuit sans savoir ce qui me rôde autour.
Il y a le "crik crik prtt", mais ca, je pense que c'est une souris qui mange nos affaires, on a eu la même chose a Siem Reap (le rongeur a cruellement devoré une petite culotte d'Anne, une vraie boucherie) . Apres, il y a "kitkitkit", la, j'ai été brave et je me suis levée pour surprendre la bête dans la salle de bains, mais il n'y avait rien. Donc je pense que c'est peut-être un termite dans le contre-plaqué. Enfin, il y a un dernier bruit que je n'arrive absolument pas a identifier: "tsstss [pause d'1 seconde] tsstss...", et ca se deplace dans la cabane, je ne vois vraiment pas ce que c'est. Any ideas ? Pour completer en beauté tout ce tintamarre, ici les lézards ne sont pas silencieux comme chez nous, ils crient super-fort (il paraît que c'est pareil en Thailande). Ca fait "kékré kékré kékré" (a peu pres), c'est surprenant parce que ca ne dure pas lomngtemps et on dirait que c'est un humain qui fait ce bruit!!  
Cette nuit, riche en découvertes de la vie sauvage pour la Parisienne que je suis (ce soir, Bérénice se bat contre un hibou) , ne nous a quand même pas empêchées de nous faire une journée total-farniente aujourd'hui lundi 6 fevrier...
En plus du temps (chaud, avec un petit vent de mer bien agréable), et des gens (tres tres souriants et accueillants), le Cambodge possede un sérieux atout par rapport a la Chine: la nourriture. Je sais, cela devient une fixation, mais j'ai rarement eu de bon repas equilibré depuis 5 mois, alors, forcément, ca atteint un peu les neurones (dont celui que je partage avec Chloé).
Tout ca pour dire qu'ici, je mange bien, pour rassurerles grands-meres. Bien sûr, ca tourne autour des mêmes produits: riz, nouilles, viande bouillie... mais les Cambodgiens, contrairement aux Chinois, n'ont pas l'obssession de l'huile. En plus, il y a de nems, waouhhh! Sur le chemin en revenant des temples, on a gouté des bonbons au sucre de palme, emballés dans des feuilles de palmiers (cf les photos a venir). Bourratif mais délicieux!
Sur ces bonnes paroles, je vous laisse, je vais retrouver mes amis rampants pour une nuit encore bien sympathique, je le sens!
 
 
04 febrero

Angkor

Voila. Ca fait 10 ans que je revais d'y aller, depuis que j'avais vu cette affiche pour l'expo au Grand Palais a la station Courcelles du metro ligne 2, sur le chemin du college. Angkor? Trop drole comme nom. D'ailleurs, je vous rassure, notre meilleur ami le Routard ne se prive pas : "Angkor... et toujours" (page 153), "Angkor... plus loin!" (page 175), j'aurais bien aime un petit "Angkor rate", mais il ne l'a pas fait. Sacre routard  !
L'histoire des temples d'Angkor est assez complexe, avec plein de rois khmers en -varman (qui veut dire "protege"), quelques exemples pour faire envie: Yasovarman I, Rajendravarman, Suryavarman I et II, Jayavarman IV,... En gros, le site se compose de plusieurs cites et temples-montagnes dedies tantot au culte hindouiste (les premiers), tantot au culte bouddhiste (les plus "recents"), construit pendant le Moyen-Age europeen, entre les Xeme et XIIeme siecles apres JC.
Le temple le plus celebre est celui d'Angkor-Wat ("la ville temple"), dont la construction date a peu pres du temps de la construction de Notre Dame a Paris. On y est allees voir le lever de soleil (en meme temps que plusieurs centaines de touristes), c'est vraiment emouvant, mais je vous epargne mes 20 photos de la meme prise de vue a des moments differents du lever de soleil (syndrome aile d'avion de PMD), ainsi que les 58 photos d'Anne (meme les Allemands n'ont pas fait mieux!).
Jeudi 2 fevrier, notre touk-touk man Aul (mieux connu sous le nom de Naot, ne me demandez pas le rapport) nous emmene faire le "petit circuit". Nous visitons a la fraiche:
-la porte d'Angkor Thom,
-le Bayon aux mille visages,
-le Baphuon et la terrasse aux elephants,
-le Thommanon et le Chau Sey Tevoda,
-le Ta keo,
-le Ta Phrom pris dans le jungle,
-et Angkor Wat.
 
Vendredi 3 fevrier, on remet ca, lever 6h  et on fait le "grand circuit":
- Banteay Kdei,
- Banteay Srei,
- Mebon Oriental,
-Ta Som,
-et Preah Khan.
J'imagine que ca ne vous parle pas vraiment, mais moi ca m'aidera pour remettre un nom sur mes photos!!
Le soir, Aul nous emmene a moto a son cours d'anglais. C'est trop marrant: le prof parle un anglais tres cambodgien, les eleves ont entre 12 et 25 ans, il y a meme des moines qui etudient... En tous cas, on leur a fait plaisir en venant: on est l'animation du cours. Tout le monde doit s'entrainer a nous parler: "vere do you com from?" "by ze way, did you have dinner yet?" "do you hav a boyfrrrrend ?". Le probleme, c'est que la converstion s;arretait un peu la, puisque la moitie des eleves ne savent pas ou est la France (so shocking!) et que des qu'on repond autre chose que "no, I didn't have dinner yet", les regards etaient completement perdus. Mais bon, c'etait tres chaleureux et tres sympa quand meme!!
 
By ze way, aujourd'hui 4 fevrier c'est ma fete , donc je me suis offert une chemise en soie (normal), et bonne fete a toutes les Berenice et les Veronique !!! (oui, bon ok, ya pas de Sainte Berenice en vrai)  
 
 
01 febrero

Siem Reap: le paradis...

Grand soleil, trente degrés, palmiers, hamacs, sourires, pas de doute, on a bien atterri au Cambodge...
 
Mercredi 1er fevrier, les trois blondes se séparent: Nath poursuit sa route en Chine vers Guilin, Canton et Hong-Kong, en quête de  et de  a manger (dire qu'elle ne peut pas manger de ). Pendant ce temps (a Veracruz, elle est pour toi Papa), Anne et moi volons vers Siem Reap, la ville voisine du site d'Angkor, a l'Ouest du Cambodge. 
A l'arrivée, la chaleur nous accueille. On trouve une guesthouse tres typique, tout droit sortie d'Apocalypse Now (pour le côté local bien sûr, pas pour les trucs de guerre): hamacs, ventilo, ambiance humide et ombragée...
On voit tout de suite qu'on n'est plus en Chine: presque pas de voiture (puisqu'il n'y a pas de route, mais des pistes ensablées), donc pas de klaxon, et, a notre plus grand étonnement, le chauffeur respecte la priorite a droite (du jamais-vu depuis août 2005 pour moi). Les gens sont zen, a peine arrivées a la guesthouse, le responsable nous a assises a la terrasse, un coca frais dans les mains... J'adore ce pays!
Plus d'aventures au prochain episode: la conquête d'Angkor (en touk-touk ou a velo??? plutot Mawie-Thewese ou aventurieres ???)
 
   
 
PS: vous avez remarqué, j'ai renoué avec les accents. Ca fera plaisir a Maman: plus de faute de participe passé, mon dieu!! (un petit détail quand même: je n'ai pas encore découvert les accents graves sur les claviers cambodgiens)